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Nathalie Papin Éditions Altipresse 2010 • 221 pages • 39,95 $ Leur nom sent le souffre et le sang! Messaline ou Agrippine illustrent à l'extrême l'indépendance acquise par les femmes sous l'Empire. Entre la sage matrone admirée par tous et la dévergondée qui n'a pas froid aux yeux, la femme est incroyablement multiple. Alors, suivons-la, pas à pas, de sa naissance à son mariage (ou son divorce!), du lever du jour à la réception du soir en passant par les thermes, accompagnons-la au théâtre, dans ses visites à ses amies et en vacances dans la baie de Naples. Découvrons comment elle est éduquée, comment elle se soigne, ou comment elle se pare. Les femmes de la Rome antique peuvent consacrer des heures à leur toilette. Elles raffolent des parfums, des onguents, des cosmétiques, des coiffures les plus sophistiquées et dépensent parfois des sommes folles pour une tunique taillée dans la meilleure étoffe. Dressons enfin le portrait de quelques «tempéraments» : des femmes vertueuses dont la sagesse est passée à postérité, des princesses avides de pouvoir, des femmes d'affaires qui se font construire des immeubles à Pompéi ou encore d'authentiques monstres, comme la terrible locuste, celle par qui le poison arrive. Voilà bien le paradoxe de la femme romaine, officiellement inférieure, elle est néanmoins partout, indispensable.
Laurent Joffrin Points 2010 • 158 pages • 12,95 $ Les codes secrets recèlent un immense pouvoir, surtout quand on parvient à les déchiffrer : Marie Stuart en fit l'expérience en payant de sa vie une missive mal protégée. De l'Égypte antique à la guerre froide, de César à Arsène Lupin, les grands hommes ont su mettre à profit les ressorts de l'esprit pour créer, utiliser ou percer ces messages codés qui ont marqué l'Histoire.
Petre Godman Perrin 2010 • 368 pages • 44,95 $ On a longtemps reproché à l'Église catholique son attitude face au nazisme. Pie XII , surnommé par ses adversaires «le pape de Hitler», n'aurait pas encouragé les catholiques à se rebeller, tout comme une partie des prélats, obsédés par leur haine du communisme. Jusqu'à présent, ces accusations ne se basaient sur aucune preuve concrète. Or, en février 2003, le Vatican a enfin ouvert ses archives sur la période nazie. Peter Godman a été l'un des premiers historiens à explorer ce nouveau fonds et ses révélations sont troublantes, parfois surprenantes. À la suite du rapprochement entre Mussolini et Hitler, Pie XII a choisi de reléguer la morale derrière la diplomatie. Alors que l'écho des horribles persécutions pratiquées par les nazis commence à retentir au Vatican, la voix du Saint-Siège reste faible. Après la guerre, alors qu'il n'est plus possible de nier l'évidence des crimes nazis, Pie XII n'aura qu'une seule explication à offrir : «Dieu tout-puissant a Ses raisons. C'est Lui qui a souhaité ce qui est arrivé.» Par l’abondance et l'originalité de ses sources, Hitler et le Vatican se pose comme une étude majeure, une œuvre palpitante sur les secrets les mieux gardés du Saint-Siège.
Olivier Barrot et Raymond Chirat Gallimard 2009 • 159 pages • 24,95 $ Dans la France occupée et divisée en deux, la vie culturelle subit la double censure de l'Allemagne nazie et du régime de Vichy. Confrontés à la propagande, aux interdictions d'œuvres et d'artistes, à l'aryanisation, aux spoliations, certains résistent, d'autres collaborent, la plupart s'accommodent et composent. Paradoxalement, l'activité culturelle est plus foisonnante que jamais. Il faut survivre, oublier, se distraire, continuer. Olivier Barrot et Raymond Chirat sont les chroniqueurs de ces années 1940-1945. Cinémas et cabarets font salle comble, comme les concerts. Le théâtre, la presse et la littérature n'échappent pas aux ambiguïtés ambiantes, entre auteurs ouvertement collaborationnistes et écrivains engagés, clandestins et résistants, mais là aussi, la période est d'une exceptionnelle fécondité. Passé le temps des procès de la collaboration, à la Libération, est venu celui du bilan d'une époque difficile et complexe où, envers et contre tout, la richesse intellectuelle et artistique de la France a été sauvegardée.
Timothy W. Ryback Livre de Poche 2010 • 440 pages • 13,95 $ Plus de soixante ans après la mort d'Hitler, on pouvait croire que tout avait été écrit à son sujet. Personne cependant ne s'était jamais intéressé à ses lectures, à ce qu'elles dévoilaient de l'homme, tant il est vrai, comme l'a écrit Walter Benjamin, qu' «une bibliothèque est toujours le témoin privilégié du caractère de son propriétaire». Au terme d'une longue investigation, Timothy Ryback est parvenu à réunir une partie de la bibliothèque privée d'Hitler, près de 1 200 volumes. Les livres qu'Hitler lisait, au moins un par nuit selon son entourage, ceux qui l'ont formé, comme les notes manuscrites qu'il inscrivait en marge des textes, nous révèlent ses goûts et ses obsessions. Un regard neuf sur le dictateur.
Itinéraire d'un Québécois candide dans la modernité Paul-Émile Roy Bellarmin 2010 • 474 pages • 34,95 $ Paul-Émile Roy nous entraîne dans une fascinante traversée du dernier siècle, mettant en lumière aussi bien les avancées de la modernité que ses mille et une contradictions. «Nous sommes voués au mouvement perpétuel, écrit-il, nous sommes en marche vers une montagne qui recule à mesure que nous avançons. Or pendant que nous avançons, nous laissons des traces dans le paysage, comme la caravane qui traverse le désert.» Â
Michel Lavoie Boréal 2010 • 558 pages • 32,95 $ En 1651, la monarchie française concède la seigneurie de Sillery aux « sauvages » néophytes chrétiens des environs de Québec, montagnais et algonquins. C'est la première fois que le roi de France donne une seigneurie directement à un groupe d'autochtones. Et ce sera la dernière. En fait, toute l'histoire de cette concession est exceptionnelle et passionnante. D'abord, les Jésuites, tuteurs exclusifs et perpétuels des indigènes, font main basse sur la seigneurie, n'hésitant pas à conclure des tractations préjudiciables aux intérêts de leurs pupilles. Ces pupilles, ce sont très vite des Hurons, réfugiés à Québec à l'époque de la concession, qui remplacent les occupants originaux. C'est ce combat inégal que Michel Lavoie raconte dans ce livre. Combat dont l'issue est toujours incertaine aujourd'hui, et qui pourrait avoir une incidence énorme sur l'ensemble des revendications territoriales amérindiennes.
Misha Aster Héloïse d'Ormesson 2009 • 398 pages • 49,95 $ Association autogérée, l'Orchestre philharmonique de Berlin est fondé en 1882. Il se forge vite une réputation internationale. En 1933, confronté à de graves difficultés financières, il est racheté par le Troisième Reich naissant. D'actionnaires indépendants, les musiciens deviennent fonctionnaires et passent sous l'autorité directe du ministère de la Propagande créé par Goebbels. Étandard culturel de l'Allemagne nazie, l'orchestre, devenue Reichsorchester, se produit dans le monde entier ainsi que lors de grandes manifestations du régime, comme l'anniversaire d'Hitler et l'ouverture des jeux Olympiques de 1936. Ce livre puise à des sources inédites et met en lumière les différents acteurs de cet extraordinaire page d'histoire : les cent musiciens (parmi lesquels de nombreux partisants du régime nazi et une poignée de Juifs), les dignitaires du Reich et les grands chefs, de Furtwängler à Karajan. Cet essai raconte la vie d'une institution culturelle majeure, à la fois emblématique du pouvoir et dissidente.
Mireille Huchon Tangence 2010 • 186 pages • 20 . Les dates du voyage où Cartier découvre la « Baye sainct Laurens » ( 1535) et de la relation qui en est publiée (1545) coïncident avec une période particulièrement faste dans l'histoire du français. Mireille Huchon évoque l'état de la langue française au moment où l'Ancien Monde découvre le Nouveau, en prenant pour guide lea Brief recit, et succinte narration faicte es yles de Canada (reproduit ici intégralement en fac-similé), témoignage de la langue d'échange à une époque qui est un véritable âge d'or du français qui s'affirme comme langue d'État, comme langue digne de codification à l'instar des langues anciennes, comme aux prétentions littéraires.
Catherine Ferland Septentrion • 413 pages • 39,95 $ En flânant dans les ports et aux abords des navires, en marchandant avec un négociant de vins, en s'attablant dans un cabaret aux côtés d'ouvriers, en s'immisçant dans une soirée de la noblesse coloniale, en visitant un village amérindien, Catherine Ferland reconstitue toute la chaîne de consommation de l'alcool en Nouvelle-France. Elle aborde la production et l'importation des boissons alcooliques, la manière dont elles se distribuent géographiquement et socialement dans la colonie et termine par l'ivresse. Que peut-on retenir de cette incursion dans les XVIIe et XVIIIe siècles canadiens? Quelles sont les continuités dans les manières de boire, de France et Nouvelle-France?
Septentrion 2009 • 339 pages • 29,95 $ Écrit par un collectif composé d'une douzaine de chercheurs du centre universitaire d'études québécoises de l'Université du Québec à Trois-Rivières, cet ouvrage propose des résultats de recherches inédites sur les personnages, les événements et les institutions qui ont marqué Trois-Rivières depuis la fin XIXe siècle. La révolution russe t.1 et t.2 Orlando Figes Folio 2009 • tome 1 : 876 pages • tome 2 : 1591. pages • 22,95 $ ch. Enfin disponible en format poche, l'ouvrage de Fiones est incontournable. Grand succès dans le monde anglo-saxon, ce livre se présente dans un style historiographique novateur et s'impose du fait qu'il s'agit de la première histoire sociale, non idéologique et post-soviétique de cet événement historique majeur. |