| Vie en société |
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Normand Baillargeon Lux 2010 • 301 pages • 14,95 $ De toutes les menaces qui pèsent sur la liberté, la plus grande est sans nul doute la perte de l'esprit critique. On mesure chaque jour l'étendue dans les médias qui, ayant renoncé à cultiver l'opinion publique, préparent et adoptent les consciences aux « nouvelles réalités ». On l'observe également dans les écoles et les universités qui ont bradé leur indépendance, leur mission et leurs valeurs fondamentales, pour se mettre au pas des impératifs économiques. Face à une telle servilité intellectuelle, ce livre constitue une invitation à la trahison. Avec humour, et sans donner de leçon de morale, Normand Baillargeon en appelle à la responsabilité des intellectuels face aux demi-vérités et aux mensonges politiques. L'auteur du Petit guide d'autodéfense intellectuelle propose finalement des modèles alternatifs qui sont tout à la fois attirants, réalistes et mobilisateurs. À ce propos, l'auteur puise dans la riche tradition libertaire, qui a notamment inspiré Michael Albert et Robin Hahnel dans leur élaboration du modèle de l'économie participative (Écopar). Avec Les chiens ont soif, c'est à une lutte acharnée contre le cynisme que nous invite l'auteur.
Judith Lussier Héliotrope 2010 • 223 pages • 22,95 $ On en compte 5 897 au Québec. Du colosse des autoroutes au petit indépendant, en passant par le spécialiste du ver à pêche des campagnes. En ville, on en trouve à chaque coin de rue. Et dans cette multitude, il y en a un qu'on finit par adopter. Son inventaire hétéroclite dépanne nos matins à la course et comble nos soirées paresseuses. Pour décrire ce petit commerce exceptionnel, il a fallu détourner un mot de son sens habituel. C'était la moindre des choses : le dépanneur allait devenir une véritable icône du Québec, à laquelle il était temps de rendre hommage.
Élisabeth Badinter Flammarion 2010 • 269 pages • 29,95 $ Trente ans après L'Amour en plus, il se livre une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes. Le retour en force du naturalisme - qui remet à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel - constitue le pire danger pour leur émancipation et l'égalité des sexes. À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Certaine trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d'entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d'un côté, une expérience irremplaçable, l'amour donné et rendu et l'importance de la transmission ; de l'autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l'échec. Si plus d'un quart des Allemandes restent sans enfants, cela signifie qu'elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu'on la leur impose. Pour l'heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des «maternalistes» soutenus par les plus respectables institutions? Jusqu'à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité?
Louis-Bernard Robitaille Denoël 2010 • 384 pages • 29,95$ Les Français ne sont peut-être plus le centre du monde, mais ils restent uniques dans leur genre. Ils sont une énigme pour les Américains comme pour les Chinois. Ils ont inventé la poignée de main « à la française », dont la complexité égare les étrangers les plus avertis. Ils passent plus de temps à table que tous les autres humains, manient l'art de la conversation comme personne et ont fait de la « brève de comptoir » un genre littéraire à part entière. Si aux Jeux olympiques ils trébuchent et s'effondrent parfois juste devant le podium, en revanche ils sont les champions incontestés de l'exploit gratuit. Et tout autour de la planète on considère Paris comme la ville la plus romantique au monde, à l'occasion la plus libertine. Hautains et fantaisistes, chantres de l'utopie et partisans de l'immobilisme, amoureux des débats mais peu enclins à changer d'avis, les Français, ces Méditerranéens du Nord que n'effraie aucune contradiction, sont décidément des gens impossibles. Donc irremplaçables. L'auteur, Américain du Québec, l'explique avec beaucoup d'humour en dressant un portrait documenté, chaleureux, souvent inattendu, de la France et des Français en ce début du XXIe siècle.
Simon Brault Voix parallèles 2009 • 466 pages • 26,95$ Fruit des observations et réflexions de Simon Brault, un des leaders les plus en vue du secteur culturel montréalais, québécois et canadien, le Facteur C explique l'émergence spectaculaire des préoccupations culturelles dans l'arène politique au cours de la dernière décennie. L'auteur soutient qu'il sera désormais de plus en plus risqué de les ignorer sur le plan politique et dans la réalisation de tout projet collectif.
Claude Béland Médiaspaul 2009 • 160 pages • 19,95 $ Dénonçant les scandales financiers à l’origine de la crise économique que nous traversons, Claude Béland, qui a présidé le Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, livre un vibrant plaidoyer en faveur d’une revalorisation de l’éthique et de la solidarité pour réformer le capitalisme. Le point de vue rafraîchissant d’un homme d’affaires soucieux de justice sociale. |